Le bassin du Loir est soumis à des variations hydrologiques contrastées avec des étiages problématiques et des crues fréquentes. Limiter les étiages sévères, notamment sur l’amont du bassin, passe par une meilleure gestion des débits du Loir, par une action sur les ouvrages hydrauliques et par une maîtrise des prélèvements d’eau. La maîtrise des prélèvements est un élément essentiel pour le maintien du bon état des cours d’eau et des eaux souterraines, ainsi que la préservation des écosystèmes qui leur sont liés.
La nappe de Beauce fait l’objet d’un SAGE spécifique : « SAGE Nappe de Beauce et des milieux aquatiques associés ». Une gestion volumétrique est réalisée par secteur géographique : un indicateur de niveau de la nappe et un niveau piézométrique de crise sont définis. Sur le bassin du Loir, deux cours d’eau alimentés par la nappe de Beauce possèdent un point nodal et un débit de crise, il s’agit de l’Aigre et de la Conie.
L’autre principale nappe de grande étendue, la nappe des sables du Cénomanien d’environ 25000 km2, est très utilisée pour l’alimentation en eau potable et pour l’irrigation. 20000 km2 sont classés en Zone de Répartition des Eaux (ZRE). L’exploitation intensive a provoqué une dépression centrée sur la région tourangelle et la vallée du Cher. Un modèle mathématique permet de simuler différents scénarios d’exploitation de la nappe. De nouvelles règles de gestion seront établies prochainement par le comité de gestion de la nappe du cenomanien pour s’assurer de la stabilisation constatée, voire envisager une remontée des niveaux par diminution des prélèvements dans des zones ciblées.
Pour en savoir plus sur les Zones de Répartition des eaux, visitez le site du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du développement Durable et de l’Aménagement du Territoire